Chaque rentrée, la même scène : des files d'attente numériques, des dossiers refusés sans motif détaillé, et des étudiants qui commencent l'année en hébergement provisoire. Nous avons voulu mesurer l'écart entre le discours institutionnel et le vécu.

Sur les trois académies étudiées, le nombre de logements « disponibles » communiqué en juillet dépasse de 14 % en moyenne le nombre d'attributions effectives constatées en novembre. L'écart s'explique en partie par des travaux non terminés et par des logements réservés à des publics prioritaires.

« On nous répond que le dossier est en cours, pendant six mois », raconte Sarah, 20 ans, en deuxième année de licence. Elle a fini par prendre une colocation privée à 480 euros, soit près du double du loyer résiduel espéré.

Notre questionnaire, diffusé auprès de 180 étudiants, montre que 62 % ont dû avancer plus de deux mois de loyer avant le premier versement d'aide, et 27 % déclarent avoir renoncé à une formation en raison du coût du logement dans la ville d'accueil.

Nous publions en accès libre la méthodologie et les données brutes anonymisées : toute contestation chiffrée sera publiée en droit de réponse.