Dans les trois cas étudiés, l'annulation a été justifiée par des « risques de trouble à l'ordre public » plutôt que par le contenu lui-même — une formulation qui déplace la responsabilité sans trancher le fond.

Les juristes que nous avons interrogés rappellent une distinction simple : l'opinion contestable est protégée, l'appel à la haine ne l'est pas. Entre les deux, l'appréciation revient au juge, pas à l'organisateur.